Posteado por: crisdiaz24 | septiembre 1, 2014

Charles Baudelaire (9 avril 1821- 31 août 1867)

baudelaire

 

L’homme et la mer

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

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Poèmes en ligne: http://www.poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/charles_baudelaire/charles_baudelaire.html

Oeuvre complète: https://archive.org/details/uvrescompltesd02baud

Les Fleurs du Mal: http://gallica.bnf.fr/Search?adva=1&adv=1&tri=&t_relation=cb37367035f&q=Les+fleurs+du+mal++par+Charles+Baudelaire

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